josephghosn
Aug 4
194
1.99%
Ai-je déjà parlé de ce disque ici ? Je croyais que oui, je m’aperçois que non. Pourtant c’est sans doute le plus entièrement réussi de Lee (avec, pour mon goût, Poet Fool or Bum et sans compter les disques avec Nancy Sin). Le plus droit, peut-être, qui tient une ligne assez rêche, une sortie de route entre rock’n’roll et mélancolie, cynisme et rectitude du jeu. Le groupe est impeccable ici, avec le grand Hal Blaine à la batterie, Don Randi au piano, Donnie Owens et James Burton à la guitare, Chuck Berghofer à la basse. Lee ne se laisse jamais aller à placer ça et là comme il en a l’habitude un morceau un peu raté, un peu pompier ou trop hollywoodien. Rien ne dépasse et le disque tient seul. D’autant plus qu’il est enregistré à Paris, avec aux manettes le grand Bernard Estardy (dont le y final est omis des crédits de pochette). Est-ce la présence parisienne qui rend tout cela concis ? Est-ce l’éloignement qui d’un coup fige et cristallise ce que Lee chante et tourne autour de la fuite, de l’amour en fuite, de la vie qui a défilé trop vite et de la façon dont on la regarde, les amours améthystes flottant par devers les souvenirs et les mémoires et les lignes de partage, du passé et des évasions de soi, du corps des autres ? La version de Morning Dew est à tomber, celle de She’s Funny That Way d’une joie triste sans égal. Forget Marie déploie une beauté qui sidère, d’une tristesse qui vous suit toute une vie. Pour Man s’arrime à un réalisme noir. Et puis ce petit morceau, une minute à peine, qui introduit et conclut, donne son titre à l’album :
Inside this house called me, I’ll live
Trying, trying, trying to learn to give
I’ve taken much that never was mine
But baby I do my best and baby I will confess
I’ve committed love and other crimes.
Dans le genre, distance et confession, auto-fiction, pas mieux. Vraiment pas. #leehazlewood #loveandothercrimes #vinyl #repriselabel #promovinyl
josephghosn
Aug 4
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