josephghosn
Sep 3
272
2.63%
Je passe beaucoup de mon temps libre ces dernières semaines avec deux chats, le mien et celui de ce disque, de ce groupe qui se nomme The Cat’s Miaow et existait dans l’Australie des années 1990, à la façon d’un rêve expatrié de l’Angleterre des années 1980 : celle, pour préciser, de l’indie pop pur jus, autour du label Sarah Records par exemple. Soit une formule assez ténue d’un groupe fragile mais tenu, au son un brin lo-fi, pas mal saturé tout en demeurant clair, porté par un chant qui hésite entre la mélancolie absolue et l’éloignement total, et finit par se situer au centre d’un sentiment très éthéré, comme pour s’éloigner de tout drame. Ici, réunis par le label de la boutique londonienne World of Echo, les morceaux du groupe trouvent leur vraie place, racontent une histoire. Ils dérivent parfois vers des ambiances ectoplasmiques, mais reviennent toujours en remettant les mélodies et les sentiments au coeur du jeu. L’album se conclut par une chanson de rupture, qui n’est rien d’autre qu’une immense chanson d’amour - parce que ces gens-là savent que rompre est parfois la plus belle preuve d’amour, la meilleure façon de garder en soi les sentiments qui se seraient sinon évaporés. Surgit alors quelque chose d’une élégance surannée, d’une douceur infinie, à la façon d’un poème que l’on ne finit jamais de relire. Certains morceaux, dit-on, peuvent porter malheur. D’autres, j’en suis certain, mènent au bout de la chance, et de cette idée de serrer son bonheur. Il leur aura suffi de laisser passer la trivialité, la vulgarité. #thecatsmiaow #vinyl #worldofecho
josephghosn
Sep 3
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