ele.ghiuritan
Jul 24
116
4.83%
Des bancs vides qu’au loin on aperçoit
Ils ont pourtant connu tant de voix
La jeune fille contant ses tracas
Le vieil homme qui ne sait plus trop ce qu’il dit ni pourquoi
La mère qui s’avoue regretter l’enfant
Le couple qui s’incline face à l’œuvre du temps
L’impitoyable rengaine des déboires de monsieur
Il soupire habilement « la seule et l’unique à mes yeux »
Elle ploie le genou vaincue par les dernière paroles
Elle efface les aveux, qu’ils s’envolent !
C’est si bon de se sentir aimée
Ils quittent le banc une fois la joute achevée
Lui triomphant, elle tête baissée
Arrivent des garçons bien moqueurs
Ils parlent de la fille aux couettes et en pleurs
Pas idiots, ils sont juste assez malins
Ils savent qu’on est victime ou vilain
Puis le jeune homme avec sa main posée sur son cœur
De l’autre, il étrangle le bouquet de fleurs
Elle n’est pas venue tout à l’heure
Il y a sept roses
Et il s’octroie le temps du bouquet
Une semaine pour transformer l’amour en regrets
Le compte à rebours d’un petit décès
Y’a-t-il plus instruit sur les soucis humains
Que ces bancs vides qu’on aperçoit au loin?
ele.ghiuritan
Jul 24
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