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Des bancs vides qu’au loin on aperçoit Ils ont pourtant connu tant de voix La jeune fille contant ses tracas Le vieil homme qui ne sait plus trop ce qu’il dit ni pourquoi La mère qui s’avoue regretter l’enfant Le couple qui s’incline face à l’œuvre du temps L’impitoyable rengaine des déboires de monsieur Il soupire habilement « la seule et l’unique à mes yeux » Elle ploie le genou vaincue par les dernière paroles Elle efface les aveux, qu’ils s’envolent ! C’est si bon de se sentir aimée Ils quittent le banc une fois la joute achevée Lui triomphant, elle tête baissée Arrivent des garçons bien moqueurs Ils parlent de la fille aux couettes et en pleurs Pas idiots, ils sont juste assez malins Ils savent qu’on est victime ou vilain Puis le jeune homme avec sa main posée sur son cœur De l’autre, il étrangle le bouquet de fleurs Elle n’est pas venue tout à l’heure Il y a sept roses Et il s’octroie le temps du bouquet Une semaine pour transformer l’amour en regrets Le compte à rebours d’un petit décès Y’a-t-il plus instruit sur les soucis humains Que ces bancs vides qu’on aperçoit au loin?
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