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L’adage populaire arabe «les protecteurs sont les voleurs» vient d’être superbement illustré par l’annonce des Emirats arabes unis désignant le PDG de la compagnie pétrolière nationale comme président de la COP 28, qui se tiendra à Dubaï en novembre. Sultan Ahmed al-Jaber, 49 ans, «envoyé spécial pour le changement climatique» des Emirats, est aussi le ministre de l’Industrie et des technologies avancées du troisième pays de l’Organisation des pays exportateurs de pétrole (Opep) et dirige depuis 2016 le géant pétrolier ADNOC. «La nomination de Sultan Ahmed al-Jaber à la présidence de la COP 28 constitue un conflit d’intérêts scandaleux», a réagi Harjeet Singh, de l’organisation Climate Action Network International. «La menace constante des lobbyistes des combustibles fossiles lors des négociations climatiques de l’ONU a toujours affaibli les résultats de la conférence sur le climat, mais cette situation atteint un autre niveau dangereux et sans précédent», a ajouté l’expert mondial des impacts climatiques. Comme on l’a vu pour le Qatar à l’occasion de la Coupe du monde soi-disant «zéro carbone», les pétromonarchies du Golfe excellent dans le greenwashing. Elles investissent à grand bruit et grands frais dans des fermes solaires géantes et autres énergies renouvelables, grâce aux revenus colossaux tirés des ventes de leurs hydrocarbures que le monde entier leur quémande, en peine crise énergétique mondiale. ✍️ Hala Kodmani, billet complet à retrouver dans l'application Libération 📸 AFP #COP28 #EmiratsArabesUnis #Environnement #Climat #ChangementClimatique #climaticchange #globalwarming #greenwashing #Dubai
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